Comment j’écris

Je n’ai pas de méthode savante, j’ai une méthode de lectrice. Elle tient en quelques règles que je m’applique à moi-même, et qui expliquent pourquoi certaines notes mettent longtemps à paraître.

D’où part une note

Toujours d’une question concrète, posée dans la vie réelle : une ordonnance dont je ne sais pas si elle est encore valable, un terme entendu en consultation et jamais expliqué, un chiffre lu sur un compte rendu. Je n’écris pas sur un sujet parce qu’il est très recherché ; j’écris parce que j’ai eu besoin de comprendre et que la réponse n’était pas là où je l’attendais.

Quelles sources

Je pars des publications institutionnelles françaises : l’Assurance Maladie pour tout ce qui touche aux droits, aux remboursements et aux parcours de soins ; Santé publique France pour les données de population ; la Haute Autorité de Santé pour les recommandations de pratique ; l’ANSM pour ce qui concerne les produits de santé. Quand je cite un chiffre, je nomme l’organisme qui le publie, dans le corps du texte, pour qu’on puisse aller vérifier sans me faire confiance.

J’évite les sources commerciales, les comparateurs et les sites qui vendent ce dont ils parlent. Cela ne les rend pas malhonnêtes, mais leur intérêt n’est pas le mien et il n’est pas le vôtre.

Quand les sources se contredisent

Cela arrive, surtout sur les valeurs seuils. Dans ce cas je ne tranche pas : j’expose l’écart, je dis qui dit quoi, et je précise ce qui relève d’une appréciation individuelle que personne ne peut faire à distance. Un désaccord entre deux documents sérieux est une information en soi ; l’effacer pour rendre l’article plus net serait malhonnête.

Ce que je m’interdis

  • Donner un avis sur une situation personnelle, même formulé prudemment.
  • Recommander un traitement, une marque, un dispositif ou un prestataire.
  • Laisser croire que j’aurais une compétence ou un titre que je n’ai pas.
  • Promettre un résultat, une amélioration ou une économie.
  • Reformuler une source au point de lui faire dire autre chose.

Les corrections

Les recommandations évoluent et je me trompe parfois. Quand une note devient inexacte, je la corrige dans le texte plutôt que de la laisser vivre telle quelle. Si vous repérez une erreur ou une source mal lue, la page Me contacter est faite pour ça — c’est le genre de message qui m’intéresse le plus.

Et la règle qui précède toutes les autres : pour votre situation à vous, c’est auprès d’un professionnel de santé qu’il faut aller, pas sur ce blog.